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La plateforme nationale des cafés cultures travaille depuis plusieurs
mois à la mise en place d’un dispositif permettant aux bars de
développer leurs activités culturelles et musicales. Afin que ce
dispositif soit rapidement mis en place, les artistes sont appelés à
soutenir cette démarche et à signer la pétition "Pour que vivent les
Cafés Cultures".
Les 16 et 17 janvier 2008, les premières rencontres
nationales des Cafés Cultures se sont déroulées à Nantes, lors des
Biennales Internationales du Spectacle,
et ont réunis plus de 700 participants (exploitants de cafés,
chercheurs, artistes, acteurs culturels, syndicats, collectivités
territoriales, élus… ).
Saluées par l’ensemble des
partenaires, elles ont permis d’identifier précisément les difficultés
rencontrées par ces établissements et de déboucher sur de réelles
avancées et perspectives pour les Cafés Cultures, les artistes et plus
globalement le secteur culturel.
Depuis ces rencontres, de multiples initiatives locales
(Régions Aquitaine et Pays de la Loire, Ville de Nantes, Midi Pyrénées,
Toulouse…) ont vu le jour. Suite à ces rencontres, s’est montée une
plate-forme nationales des cafés cultures réunissant le ministère de la
Culture (DMDTS), le ministère de l’Intérieur, les syndicats
professionnels (le SNAM CGT et L’UMIH), le Collectif Culture Bar –
Bars, la Région Pays de la Loire et la Région Aquitaine. Cette
plateforme est animée par le Pôle (Pôle de coopération des acteurs pour
les musiques actuelles en Pays de la Loire) et le RAMA (Réseau Musiques
Actuelles Aquitain).
Le dispositif des cafés cultures a pour objectifs :
de permettre aux bars de développer leurs activités culturelles et musicales
de préciser le cadre de la programmation et la diffusion des artistes amateurs et professionnels
de
préciser la règlementation, tant en ce qui concerne la licence
d’entrepreneur de spectacles, les conséquences des règlementations en
matière de nuisance sonore, les bruits de voisinage et les diverses
formations liées à la sécurité et au permis d’exploitation
garantir
un financement des activités et tout particulièrement des emplois
artistiques par des aides des collectivités publiques à l’emploi, la
mise en œuvre d’une Fondation regroupant fabricants et distributeurs de
boisson et en permettant l’intervention de Fonds publics pour aider à
l’équipement et les mises aux normes
Pour en savoir plus, lire le focus Du caf’ conc’ aux cafés-cultures (nov. 2008)
Afin que ce dispositif soit mis en place au plus tôt,
le SNAM-CGT (Union Syndicale Nationale des Artistes Musiciens), l’UMIH
(Union des Métiers de l’Industrie Hôtelière), le Pôle (Pôle de
coopération des acteurs pour les musiques actuelles en Pays de la
Loire), le RAMA (Réseau Musiques Actuelles Aquitain) et le ministère de
la Culture (Direction de la Musique, de la Danse et des Spectacles) le présenteront le 21 avril au Printemps de Bourges et lance un appel à signatures "Pour que vivent les cafés cultures".
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Que vivent les « cafés cultures »
Appel lancé par le Collectif Culture Bar – Bars, le
Snam-CGT, L’UMIH , la Région Pays de la Loire, la Région Aquitaine, le
Pôle et le RAMA.
Lieux essentiels à l’expression artistique et culturelle,
les cafés cultures doivent pouvoir accueillir de la pratique réellement
amateur et recevoir en les rémunérant des artistes professionnels. Mais
aujourd’hui, il y a urgence : un par un, les cafés disparaissent… Parce
que le café, où nous avons débuté, est un lieu « starter », permettant
aux musiciens et artistes amateurs ou néo-professionnels de réaliser
leurs premières scènes.
Parce que le bar, où nous retournons régulièrement pour jouer, écouter, rencontrer, est un lieu d’expérimentations, de « rodage » de nouvelles pratiques, un lieu de promotion pour les projets artistiques, tant en direction du public que des professionnels.
Parce que le troquet est un lieu de proximité offrant
une relation privilégiée entre les artistes et le public, un lieu
d’accès à la culture pour tous, un lieu d’exercice professionnel pour
de nombreux artistes. Parce que les « cafés cultures » sont aussi des
acteurs sociaux de la cité permettant le lien social, le brassage et la
rencontre des publics, la régulation des comportements et des
consommations, les paroles et les échanges, le droit à la fête et
l’aménagement du territoire urbain, suburbain ou rural. Ils sont des artisans économiques majeurs, notamment dans le secteur culturel.
Nous artistes, chanteuses,
chanteurs, musiciennes et musiciens soutenons avec passion cette
démarche pour que vivent les « cafés cultures »
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